Catégorie : Portraits

  • Suspense littéraire à Lucerne

    Suspense littéraire à Lucerne

    «Ombres sur l’autre l’autre Ville Lumière», le deuxième roman de Serge Robert, est très bien classé parmi les meilleures ventes de livres en français d’une grande librairie suisse. Un beau succès pour ce chimiste-écrivain qui entraîne cette fois ses lecteurs dans de sombres recoins de sa ville d’adoption.

    C’est en écrivant qu’on devient écrivain : ce n’est pas Serge Robert qui dira le contraire ! Ce chimiste français a toujours aimé raconter des histoires. Mais de là à en faire des romans, le chemin a été long…

    L’idée de son premier livre Ah ! Si Isokelekel était resté sur son île…  lui est venue en 2005, à l’occasion d’un tour du monde. Cette truculente histoire sur fond de maffia malaisienne et de plongée sous-marine lui a demandé une dizaine d’années de travail, des premières esquisses à la publication du roman chez un éditeur français. Dix ans durant lesquels Serge Robert a peaufiné son écriture et l’art d’introduire dans le récit quantité de menus détails empruntés à la vie réelle ou d’autres sources d’inspiration comme des films ou même des rêves. «Je note toutes mes idées dans un calepin, avant de travailler le texte à l’ordinateur» explique l’écrivain, qui travaille désormais avec un logiciel spécialement destiné aux textes littéraires. «J’adore mélanger la réalité et la fiction et faire usage de petits détails pour mener le lecteur sur des fausses pistes» ajoute l’auteur non sans une pointe de malice.

    Les deux romans de Serge Robert sont des récits pleins de suspense où se retrouve le même personnage central, Didier d’Orville. Dans Ombres sur l’autre Ville Lumière, on apprend que celui-ci est installé depuis quelques mois à Lucerne. Serait-il donc l’alter ego de l’auteur, qui a lui-même quitté sa France natale pour venir s’installer sur les rives du lac des Quatre-Cantons? Sur les traces de Didier d’Orville, le lecteur est invité à plonger dans un monde industriel que Serge Robert lui-même connaît très bien par le biais de son activité de chimiste. Pour donner tout le relief voulu à d’autres domaines visités par son personnage, l’auteur a pu bénéficier de précieux renseignements fournis par des personnes de son entourage.

    Dès que Serge Robert a une idée, il la fait «tourner» dans sa tête avant de lui donner forme. Ses réflexions se font souvent au rythme de la marche. Ce n’est qu’une fois la scène construite dans sa tête qu’il se met à l’écriture devant l’écran. «Mon style est dans l’action, je n’aime pas les longues descriptions et les récits contemplatifs, mais bien plutôt les dialogues serrés» affirme l’auteur. Ses lecteurs lui donnent raison par le biais de commentaires enthousiastes pour ce nouveau roman plein de rebondissements, qui tient en haleine.

    Bien parti sur sa lancée, Serge Robert est en train de travailler sur son troisième roman qu’il espère pouvoir achever d’ici la fin de l’année prochaine. Et déjà des idées pour un quatrième livre sont en train de germer dans sa tête… «Je suis une machine à idées» reconnaît l’auteur. Ne reste qu’à lui emboîter le pas pour découvrir des facettes inattendues de la ville de Lucerne à travers son deuxième roman.

    Ombres sur l’autre Ville Lumière, Editions Guten. L’ouvrage est disponible en librairie à Lucerne (Hirschmatt et Stocker), Kriens (Buch und Kaffee) et Zoug (Balmer). L’auteur peut également l’envoyer sur demande franco de port en Suisse ou en France.

    Un article sur Serge Robert et son dernier-né littéraire vient de paraître dans la « Luzerner Zeitung » (édition du samedi 19 juin). Vous pouvez découvrir ce portrait ici ou directement sur le site du journal (lecture réservée aux abonnés seulement). Serge Robert sera présent pour parler de son livre lors de l’apéro de la rentrée que Franco Luzern offrira à ses membres, jeudi 26 août 2021 à Neubad.

  • Yvonne Portmann, graphiste et boutiquière

    Yvonne Portmann, graphiste et boutiquière

    La créatrice du nouveau logo de Franco Luzern, c’est Yvonne Portmann : une graphiste lucernoise qui a réalisé son rêve il y a huit ans en ouvrant sa propre boutique à la Bruchstrasse.

    En poussant la porte de portmanngrafik, on découvre des cartes de toutes sortes, des articles de papeterie, toutes sortes de menus objets… et une femme rayonnante. Yvonne Portmann a donné corps à son rêve lorsqu’elle a repris en 2012 l’arcade de la Bruchstrasse qui abrite depuis lors son magasin et son atelier de graphisme.

    L’art des belles vitrines, comme celle qui lui sert de carte de visite, lui vient de sa formation première. Avant d’arriver au graphisme, Yvonne Portmann a fait un apprentissage de décoratrice et a travaillé à ce titre pour le compte d’une grande enseigne zurichoise. Elle s’est ensuite inscrite à l’école des arts appliqués, où elle tâté un peu de tout avant de se concentrer sur la communication visuelle.

    Sa formation achevée, la graphiste a d’abord travaillé en duo dans une agence de graphisme avant de monter son propre atelier lucernois il y a près de vingt ans. Avec le temps, elle a souhaité y adjoindre une petite boutique comme elle les adore, remplie d’objets choisis avec un goût tout personnel. Lorsqu’une bijouterie a quitté son arcade de la Bruchstrasse, Yvonne Portmann n’a pas hésité une seconde : c’est dans cette artère riche en petits commerces qu’elle voyait le site idéal pour monter l’atelier-magasin dont elle rêvait depuis longtemps.

    Le stock s’est étoffé au fil des ans. Aujourd’hui, Yvonne Portmann propose dans son magasin un vaste choix de cartes postales, dont celles qu’elle produit elle-même avec sa collègue photographe Margherita Delussu à l’enseigne de fotografik-werk. L’offre de ce label comprend aussi des sets de table et autres petits objets ornés des motifs lucernois conçus avec beaucoup d’originalité par les deux artistes. Les amateurs de papeterie seront comblés en découvrant dans la boutique d’Yvonne plein d’autres trésors hors du commun.

    Le centre du magasin est occupé par une grande table : c’est là qu’Yvonne Portmann continue à concevoir une multitude de projets graphiques pour la Ville de Lucerne, des commerces locaux ou des associations comme Franco Luzern. Nous sommes très reconnaissants à la graphiste lucernoise pour le beau logo qui s’affiche désormais fièrement sur le site et toutes les publications de l’association.

    Grand merci à Yvonne Portmann pour le logo conçu pour l’association Franco Luzern !

    portmanngrafik
    Bruchstrasse 44
    6003 Luzern

    Site web

    Ce samedi 28.11 : Boutique ouverte de 10 à 17 heures dans le cadre du Bruch Weihnachten

  • Lucerne dans l’objectif de Margherita Delussu

    Lucerne dans l’objectif de Margherita Delussu

    Créer des cartes postales de Lucerne pour les Lucernois, c’est l’une des initiatives de Margherita Delussu. De sa collection personnelle, la photographe a aussi tiré les images de la ville qui ornent le nouveau site web de Franco Luzern.

    Il y a des passions qui se révèlent par hasard. Margherita Delussu est allée tout au bout de la Suisse, dans le canton de Genève, pour découvrir la photographie. Dans la famille qui l’accueillait comme jeune fille au-pair, on lui a mis pour la première fois un appareil reflex dans les mains. « Un Canon AE-1 » se souvient Margherita, qui s’est aussitôt enthousiasmée pour la photo.

    De retour de cette année genevoise, sa décision était prise : elle fera de la photo sa profession. « Un choix difficile à assumer à l’époque » se souvient cette Italienne d’origine, qui a débuté dans le métier par un apprentissage de photographe dans un commerce spécialisé. Elle y a appris les techniques du développement noir-blanc, du portrait, de la vente aussi : des compétences qui lui ont par la suite permis de diriger un atelier de photographie et de former à son tour des apprentis, tout en vivant le passage de l’argentique à la photographie numérique.

    L’envie d’ouvrir son propre studio s’est alors fait sentir. L’occasion de se lancer dans l’aventure s’est présentée en 2012, lorsqu’un local s’est libéré à la Pilatusstrasse. La Lucernoise d’adoption y travaille depuis lors en indépendante, accueillant ses clients sur place pour des portraits, entre des séances à l’extérieur et en entreprise. « J’aime développer des identités visuelles pour des société ou des commerces » reconnaît la photographe, qui s’est aussi initiée au web et aux médias sociaux pour répondre au mieux aux besoins de sa clientèle.

    Margherita Delussu aime aussi capter la ville de Lucerne à travers son objectif. De ses clichés, elle tire des cartes postales qui n’ont rien des prises de vues typiques vendues aux touristes. La photographe recherche bien plutôt l’angle insolite, l’ambiance particulière d’un moment unique. Elle a aussi associé son talent à celui de la graphiste Yvonne Portmann, qui tient boutique non loin de son studio. Ensemble, les deux créatrices ont créé il y a cinq ans le label FotografikWerk. Associant la photo et le dessin, la collection comprend des cartes postales uniques en leur genre, des sets de table, des aimants, des paquets de sucre ou encore des chiffons à lunettes, le tout à l’image d’une Lucerne redessinée par les deux artistes. Allez donc découvrir la collection ce week-end dans la boutique d’Yvonne Portmann, à l’enseigne du Bruch Weihnachten.

    Grand merci à Margherita Delussu pour son don de photos pour le site de Franco Luzern !

    Fotostudio Delussu Fotografie

    Pilatusstrasse 48a
    6003 Luzern

    Site web